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Inauguration de la 8BHN et vernissage « De la cellule au savoir »

27 septembre à 18h00 - 21h00

Gratuit

L’exposition reste visible du 27 septembre au 6 octobre, sur le campus Saint-Paul, ainsi que sur le campus Carnot de l’Université Catholique de Lyon. Sur les deux lieux, l’exposition est visible du lundi au vendredi de 8h à 20h et le samedi de 8h à 17h.

 

Brigitte AMARGER puise son inspiration dans la nature humaine, animale, végétale. Sa pratique artistique comprend les techniques textiles et numériques, la photographie, la peinture. Le détournement de matériaux à des fins artistiques et mémorielles, est essentiel pour l’artiste. Sensible aux questionnements écologiques, elle trouve dans sa pratique artistique un double sens : créer en recyclant les déchets.

 

Le Collectif Me For You est à l’origine de deux plasticiennes, parisienne et champenoise. Au fil du temps, elles ont développé des sculptures renvoyant à des mixtes savamment orchestrés, de données animales, végétales et humaines. En privilégiant ce type de compositions, elles interrogent l’évolution de l’homme et ses rapports à la nature, qu’elles déclinent à travers différents médiums en privilégiant le recyclage. La lettre est souvent intégrée dans leurs œuvres comme symbole de territoire, tel un tatouage d’appartenance ou un marqueur d’initialité et conjuguée avec des images composites, évocatrices de cosmogonies.

 

Valérie QUAGLIA : « La question de la responsabilité de chacun dans la construction de notre monde que m’a inspirée le titre de cette Biennale, m’a amené assez logiquement à choisir « l’esprit et la vie » comme axe de recherche. Par ailleurs, la question du vivant est inhérente à ce qui anime mon travail artistique, dont la principale préoccupation est la reconnexion au corps, comme incarnation de l’esprit et moyen  essentiel de résistance au système actuel. L’installation que je propose présente des formes organiques inspirées de la nature et du corps humain. Elles évoquent la beauté, mais aussi la laideur souvent liée aux principes de transformation du vivant, par opposition à une vision souvent univoque et flatteuse du monde dans lequel nous vivons. »

Créations hybrides, métamorphoses, métissages, sont les thèmes de prédilection de Debora STEIN dont les œuvres font émerger des formes féminines en mutation perpétuelle. C’est à partir de collages et de peintures sur toile et papier qu’elle élabore son art. Pour fabriquer ses créatures, l’artiste agglomère  différents types de matériaux : ses estampes, celles de son père, les carnets de sa grand-mère russe écrits en yiddish, bouts de dessins et carnets anonymes. De ces matériaux, ne subsistent que des traces lointaines comme pour les palimpsestes. Sur ses toiles surgissent alors des déesses, des aliens nus aux parties génitales exubérantes, comme en offrande, des créatures mi-femelles, mi-animales, des méduses organiques ; toujours des êtres inachevés.

Randy BIDAULT, Laura CARRERE, Guy CONTRERAS, Benjamin CORDIER, Claude COURBIÈRE, Christine GRAIL, Romain GUILHAUD, Pascale HAPPENOT, Christian LAÏZOLA, Jean-Jacques MONS, Jean-Louis MORISON, Christophe PERRIN, Jean-Claude PERRUCHET et Matthieu SENES sont également exposés.

Sur le campus Carnot, retrouvez également Claudine Aspar, IO et Ruth.

Claudine ASPAR présente ses « Robes Apparitions » : Que se cache-t-il derrières les contes, mythes, apparitions miraculeuses, existe -t-il un monde invisible qui fait partie de notre vie ? Les robes Apparitions racontent des histoires : apparition de la vierge, apparition de fées, déesses, miracles, fleurs dans la neige, une image qui s’imprime, les vêtement deviennent reliques… Sous la maternité se cachent des déesses, Artémis d’Éphèse, Cybèle, la Matrona… Les histoires s’entrecroisent. Des robes étendues, suspendues entre ciel et terre. Il faut apprendre à réenchanter la vie quotidienne, revisiter ses rêves, les légendes. Les robes Apparitions flottent entre ciel et terre et créent un lien entre le corps et l’esprit, elle nous appellent vers un ailleurs, une fenêtre sur un autre temps, un autre espace, une ouverture sur des savoirs perdus.

Le travail de IO est essentiellement basé sur les relations que l’homme entretient avec l’animal et la nature, et sur « l’animalité propre de l’homme » avec ce qu’elle comporte de pire comme de meilleur. C’est au travers d’un univers mêlant factuel et fiction que ses toiles prennent tout leur sens. Si la frontière entre réalité et imaginaire n’est pas toujours claire, le résultat offre invariablement des compositions bigarrées où prédominent des couleurs vives. L’animalité est omniprésente. Son processus créatif empreinte à cette bestialité, une expression spontanée et instinctive qui opère par strates successives.

Le travail de RUTH se caractérise par une envie énorme de peindre, un appétit de manier pinceau et matière presque physique puisqu’il lui arrive même de se « lécher les babines  » en roulant de grands yeux pétillants comme un gourmet gourmand devant un plat aussi succulent qu’abondant. Alors le geste se rajoute : ample, dense, précis et confiant. Ruth sait où elle va, comme un maitre sûr de son art peut sembler à léger « je m’en foutisme » avant de nous asséner une œuvre définitive. Et de remettre pourtant cent fois l’ouvrage sur le métier. Parce que peindre ne s’arrête jamais. C’est la peinture qui sèche, pas le peintre. Et c’est finalement le spectateur qui est séché. Le travail de Ruth s’inscrit avec force dans la durée. C’est sur la longueur que l’on perçoit, dans la douceur de sa palette, tout ce que cette inscription dans le réel de l’expérience artistique a de pertinence. Paradoxalement, il y a mieux qu’un jour d’avant – un jour d’après dans la peinture de Ruth, il y a une urgence perpétuelle à être dans l’ici et maintenant.

 

Métro A, T1, T2 : Perrache

Accessible aux personnes handicapées.

 

Campus Saint-Paul : 10 place des Archives, Lyon 2ème
Campus Carnot : 23 place Carnot, Lyon 2ème