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Projection de films d’Art Hors les normes
Mardi 30 octobre 2007, à 20h30
Au cinéma Comoedia (13 avenue Berthelot 69007 LYON)
(entrée : 5 euros)
A
l'occasion de la 2e Biennale Internationale d'art Hors les Normes de
Lyon, la sauce singulière (organisatrice)
invite l'association "Hors-Champ" à présenter une sélection de films
documentaires issus du festival qu'elle organise depuis 1998 à Nice : "les
rencontres de l'Art Singulier". L'association Hors-Champ tache chaque
année de faire connaître et de promouvoir auprès d'un large public des facettes
peu diffusées et donc peu connues de l'Art, et des artistes relevant de
courants encore ignorés tels que l'Art Brut, l'Art Singulier, l'Art Naïf, l'Art
Populaire.
Cette
soirée est organisée avec l'aide de l'association LES INATTENDUS dont le
prochain festival de cinéma indépendant aura lieu à Lyon du 21 au 27 janvier
2008 (www.inattendus.com).
Programme
de la soirée :
CHOMO (France – 1985 – Couleur – 26 mn)
Film
documentaire d’Antoine de Maximy
Produit
et réalisé par Antoine de Maximy
Image :
Benoit DUVERT, Jean Pierre Schaffner. Son : Michel VIOLLET. Musique :
Chomo. Montage : Corinne Planchois. Assistant de réalisation :
Christophe Roesch. Mixage : Sylvain Fage. Moyens de tournage :
Even’Vidéo. Post production : Starcam.
A
deux heures de Paris, dans un univers créé de ses mains, vit un homme, poète,
sorcier, guérisseur, sculpteur, musicien : Roger Chomeaux dit Chomo.
Depuis plus de vingt ans Chomo a créé
un « Village d’Art
Pré-Ludien », c’est à dire un ensemble
de bâtiments
étranges faits de matériaux de
récupération, et qui servent de musée à son
œuvre : des sculptures et des peintures de toutes sortes,
faites également
à partir de déchets trouvés dans les poubelles, ou
ramassées dans la
forêt : bois mort, plastiques, grillages, bouteilles, plate,
métal… Vivant
sans aucun confort, dans la plus totale pauvreté et la plus
grande solitude,
Chomo a pris l’habitude d’ouvrir au public ce qu’il
appelle son royaume et de
le faire visiter tous les samedis, dimanches et fêtes.
JABER
« HAPPY IDIOT » (France –
Couleur – 2002 – 6mn)
Film
documentaire d’Alan B Govenar
Photo :
Bob Tullier. Assistant de production : Laurent Danchin. Production :
Documentary Arts, Dallas, Texas.
Un
aperçu du monde créative de Jaber al Mahjoub, artiste de rue d’origine
tunisienne vivant à Paris. Encouragé dans sa jeunesse par Jean Dubuffet, Jaber
se désigne lui-même comme « l’idiot heureux ». Son œuvre – peintures,
sculptures et chansons de caractère obsessionnel – exprime l’immédiateté de son
expérience de la vie. C’est Jaber lui-même qui est art brut.
JUSTIN
DE MARTIGUES (France – 1983 –
Couleur – 16mm – 15mn)
Film
documentaire de Vincent Martorana
Film
écrit, réalisé et produit par Vincent Martorana
Avec
la participation de Augustin Justin
Image :
Marc Dumas. Son : Didier Saîn, Montage : Vincent Martorana et Patrick
Houdot
Production :
Daî Films
Parti
de Martigues en 1911, pour accomplir son service militaire dans la marine,
Augustin Justin revient aveugle et pensionné de guerre. Dans les années 50, il
y installait le « Musée Justin », collection hétéroclite d’objets
érotiques et de photos pornographiques qu’il nommait joliment « ma maison
de tolérance de papier » et fit visiter pendant 20 ans.
Lieu
de rendez vous des vieux pêcheurs amis de Justin, le musée déclina avec la mort
de ses derniers. Augustin Justin est mort à son tour en février 93 à l’age de
91 ans.
MARCELLO
CAMMI (le jardin secret) (France –
1999 – Couleur – béta SP – 12mn)
Film
documentaire de Muriel Anssens
Image :
Raymond Dreux, Muriel Anssens. Musique : Chants anarchistes italiens.
Production : Hors-Champ, M.A.M.A.C de Nice
Marcello
Cammi est né à San Rémo en 1912. Communiste et partisan, la guerre de Russie a
été sans doute l’événement le plus marquant de son existence. A Bordighera, il
travaille sans relâche en laissant libre cours à un imaginaire prolifique.
Malgré l’indifférence dont il était entouré, son œuvre s’inscrit de plein pied
dans l’art brut et acquiert la reconnaissance. Disparut en 1994, son épouse était
la gardienne et l’âme du jardin de sculptures de Bordighera. Après le décès de
celle ci, le jardin a été complètement rasé.
LE
PALAIS IDEAL (France – 1958 – Noir
et blanc – 35 mm – 16 mn)
Film
documentaire d’Ado Kyrou
Assisté
de Jacques Demeure. Photo : Pierre Mandrin et Jean Gonnet. Textes de
Fernand Cheval dits par Gaston Modot. Musique d’André Hodeir, exécutée par le
Jazz groupe de Paris. Montage : Marguerite Duchesne. Régie :Denyse
Christol
Film
documentaire de fiction qui retrace la vie et l’œuvre du Facteur Cheval
(Ferdinand Chevall, 1836-1924). Le Palais Idéal du facteur Cheval à Hauterives
dans la Drôme appartient déjà au Musée Imaginaire de notre temps. Mais avant
tout il demeure le cri et la trace du puissant travail d’un homme sur lui-même,
qui dans la solitude s’érige en lieu de parole pierre après pierre trente-trois
années durant. André Malraux ayant décidé de passer outre l’avis de la
Commission Supérieure des Monuments historiques, fit classer Le Palais Idéal
comme monument historique le 23-9-1969. Le tombeau sera classé le 12-12-1975.
Ado
Kyrou (18 Octobre 1923 à Athènes - 4 Novembre 1985 à Paris) était un critique
de cinéma et réalisateur français. Il
est notamment l'auteur de l'ouvrage Le Surréalisme au cinéma, publié par
Arcanes en 1953, puis par Le Terrain Vague, en 1963 (286 pages, 10 feuillets
d'index, 96 planches photographiques).
SANFOURCHE,
MILLE VISAGES (France – 2005 –
Couleur – DVCAM - 12 mn)
Film
documentaire de Francis Magneno
Production :
les Derviches Associés
Filmé
à Limoges et dans son village de Saint-Léonard de Noblat,
Sanfourche se raconte
à ses invités et, sans se soucier des questionnements de
la narratrice revient
toujours à ce qui pour lui est la seule chose importante :
comment montrer
l’invisible en peignant des regards, comment organiser les
couleurs pour
qu’elles parlent, comment être humain malgré les
autres êtres humains et alors
que le temps passe. Progressivement son œuvre s’impose dans
le cours du film,
l’œil se rapproche des détails jusqu’à
plonger au cœur de la matière, les émaux
et les sculptures s’animent, les peintures récentes
croisent les trésors
archéologiques dans l’espace, l’écho de sa
voix fait des boucles dans le temps.
Puis après s’être amusé de
l’égarement du spectateur, en pilote avisé,
Sanfourche le ramène au commencement : l’enfance.
Projection
en présence de Pierre-Jean Wurtz, responsable du festival Hors-Champ et
programmateur de la soirée, et d’interventions de Laurent Danchin
Crtitique
d’art,
éditorialiste
pour Raw vision, auteur.
Suivie
d’une signature de ses ouvrages
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