Sandrine Cerdan, née le 23 mars 1970 à Saint Marcellin
Vit et travaille à Moras en Valloire
Inspirée par des lieux et des sujets d'actualité,elle se laisse aller à
ses émotions ressenties devant les événements d'Algérie, du Timor, de
Tchétchénie, du Kosovo. Mais ce peut être aussi les luttes de José Bové
qui peuvent l'inspirer et susciter son besoin de transmettre la gravité
. Elle se rebelle, elle dénonce, elle réagit, elle critique. Son
inspiration est noble.
C'est avec un langage bien personnel qu'elle le fait: "je dis les
choses simplement. Il me suffit qu'on puisse les voir avec ma
recherche de couleur et la matière." Pour Sandrine Cerdan , c'est
l'unité qui compte. Ses études dans une école lyonnaise d'illustration
ne semble pas lui avoir enlevé son besoin de simplicité ou modifié sa
personnalité. Une structure plus ou moins évidente est toujours
présente dans ses toiles, mis à part dans quelques travaux dans
lesquels l'inspiration "graffiti" domine avec une matière riche. Une
tour Eiffel aux valeurs claires plonge le spectateur dans le monde de
l'enfance. Des toiles aux formes presque abstraites, cernées de traits
épais, semblent quelque peu étrangères. Quelques aquarelles aux
graphismes simples font contraste par leur fluidité. Quant aux autres
peintures, toutes acryliques car la spontanéité de Sandrine Cerdan ne
peut accepter la lenteur du séchage de la peinture à l'huile, elles
sont pleine des chaos de l'hommes qu'elles dénoncent.
Elles ressemble à des cris, les représentations étant pleines de
fougue à peine contrôlée, les personnages étant assimilés à des icônes
sans aucun souci de réalisme.
Jean Marc Perrot (Le pluriel des singuliers III) Aix en Provence
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vendeurs de marrons (acrylique sur toiles) |

inondation (acrylique sur toile) |